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INTERVIEW ACCORDEE AU PROMOTEUR DU FESTIVAL KAAFALA

Soumis par capsiafrica le ven 14/07/2017 - 16:55
Le festival KAAFALA, le promoteur Roger MALAKOUE en parle

<<Nos autorités savent très bien ce qu'il y a de mieux pour ce pays.» dixit le promoteur du festival.

Après la 1ʳᵉ édition en 2015 (du 17 au 22 décembre) qui a connu la participation effective du Bénin, du Togo et du Nigeria, la 2ᵉ en 2016, à la même période (du 26 au 30 décembre), avec le Bénin, le Togo, le Ghana et la Côte d’Ivoire, le cap a été mis sur l’édition 2017, encore en décembre. L'équipe de CAPSIAFRICA a voulu en savoir plus. Elle nous livre ici l'essentiel de la conversation qu'elle a eu avec le promoteur de ce festival, Roger MALAKOUE.

Lisez.

Equipe CAPSIAFRICA :

Veuillez- vous présenter à nos lecteurs.

Le Promoteur : Je suis Roger MALAKOUE, Directeur de la Compagnie Arts Tréma des Ateliers Effala; Administrateur du Festival des Arts, des Cultures et du Tourisme de Toffo (FACTO); Secrétaire Général de ''ACTIONS PLURIELLES'', Directeur Exécutif de YAD AFRICA et Promoteur du festival KAAFALA, la Foire de Ouaké : Festival Mixte des Arts du Bénin.

L'édition 2016 du festival KAAFALA, c'est désormais du passé. Êtes-vous vous déçu ou plutôt satisfait des réalisations?

Nous sommes plutôt très satisfaits du déroulement des activités de l'édition, comme ce fut le cas à la 1ère édition. C'est vrai que nous ne sommes pas encore au dixième des réalisations de nos rêves, mais nous nous réjouissons déjà de cette mise en route qui a été effective et satisfaisante à la limite de nos attentes en termes d'adhésion des populations et autorités à ce projet-programme très ambitieux. Nous en sommes sortis totalement satisfaits.

Alors, parlant d'adhésion des populations et autorités, est-ce à dire qu'il y a eu de progrès?

Écoutez! L'adhésion, le soutien ou, si vous voulez, la mobilisation autour de l'initiative a été exactement 9 fois plus forte cette année, comparativement à l'édition 2015. C'est vrai que la mobilisation financière reste à désirer, mais il n'en demeure pas moins que les efforts ont été louables cette année. Surtout les partenaires techniques, nous en avons eu suffisamment, largement au-delà de nos attentes. Et, comme je le dis souvent, le processus normal de toute chose, c'est la croissance. C'est déjà un grand pas. Nous ne pouvons que nous en réjouir et dire une fois encore merci à ces bonnes gens qui ont permis cela, tout en espérant le meilleur les fois à venir.

Revenons-en au projet. Si vous devriez définir KAAFALA en deux mots, que diriez vous?

D'abord, il faut dire que c'est loin d'être un exercice difficile, quand on sait d'où on vient et où on va. KAAFALA en deux mots, c'est : créations et diffusion. C'est d'ailleurs l'une des particularités du Festival KAAFALA. C'est en peu de mots une foire de créations. On ne vient pas sur KAAFALA simplement pour se produire, pour se faire connaître ou faire connaître ses œuvres ou créations. On débarque à Ouaké dans le cadre du festival, on travaille tous les jours avec l'existant ou avec les festivaliers pour créer des œuvres d'arts, des produits artisanaux ou des spectacles. A moins de venir en touriste. Et en amont de ces créations, il y a la série de formations et de renforcements des capacités à l'Académie des Arts sur KAAFALA.

A vous entendre, les spectacles ne viennent pas sur KAAFALA. Seules les personnes capables d'assurer une formation ou d'animer un atelier sont retenues.

Bien sûr que si. Sur KAAFALA, chacun vient avec ses créations. Être capable d'assurer une formation ou d'animer un atelier? Oui. C'est tout à la fois. Et, c'est bien défini dans le règlement de participation. Par exemple, un comédien, un metteur en scène, un danseur, un chorégraphe ... ou un musicien sur KAAFALA joue fondamentalement 4 rôles pendant la durée du festival : d'abord, il donne une à deux fois son spectacle (importé) avec sa troupe ou compagnie ; ensuite il fait jouer tous les soirs au Village du Festival, le groupe de festivaliers locaux dont il a la charge et avec qui il a fait ses créations à l'Académie des Arts sur KAAFALA ; en outre, il joue avec ce même groupe qu'il dirige dans certaines créations faites sur place ; et enfin, il joue avec les autres formateurs dans la création collective de l'édition ; laquelle création devrait faire l'objet d'une tournée ou peut passer sur d'autres évènements.

Vous dites tantôt Académie des arts sur KAAFALA, tantôt VILLAGE du Festival. Dites-nous à quoi cela retourne ?

Ce sont les deux moments d'une journée sur KAAFALA. Et, il se passe ainsi tous les jours pendant la durée du festival. l'Académie des Arts sur KAAFALA s'anime tous les matins, de 7h à 9h, 9h30 à 11h, 11h30 à 13h et les après-midis de 15h à 17h. C'est en quelque sorte l'école du festival. C'est le lieu de toutes les productions ; y compris l'animation des conférences et table ronde. Les travaux en ateliers à l'Académie des Arts sur KAAFALA débouchent sur les animations au VILLAGE du Festival ; le lieu de révélation et de promotion des talents pour les festivaliers et de distraction pour le public. Le VILLAGE du Festival s'anime tous les soirs à partir de 18h et accueille chaque année la cérémonie officielle de l'édition, les séances de sensibilisation grand public, etc. Les expositions d'œuvres d'arts et des produits artisanaux et vivriers et le tourisme étant des activités transversales.

KAAFALA 2016 est passé, KAAFALA 2017 se pointe à l'horizon. Dîtes-nous qu'elles sont les disciplines dans lesquelles les gens peuvent postuler ?

D'abord, il me plait bien de rappeler ici qu'il s'agit d'un Festival Mixte. A ce titre, presque toutes les disciplines du domaine des arts, du tourisme, de l'artisanat, de la culture et du cinéma y sont prévues. Dans l'ensemble, toutes ces disciplines sont regroupées sous dix vocables à savoir: ''K-tourisme (du tourisme sur KAAFALA)'', ''K-théâtre (du théâtre, conte, humour, mime, comédie musicale, ... sur KAAFALA)'', ''K-danses (des danses modernes et folkloriques sur KAAFALA ; toutes les danses d'ici et d'ailleurs)'', ''K-choré (de la chorégraphie sur KAAFALA : Salsa, rock'n'roll, batchata, rumba, kizomba, merengue, ... et les autres formes d'expression chorégraphique moderne)'', ''K-expo (des expositions d'œuvres d'arts et de la foire artisanale et vivrière sur KAAFALA)'', ''K-musica (de la musique, toutes les sonorités musicales du Bénin et d'ailleurs sur KAAFALA)'', ''K-fashion (du défilé de mode, de bijoux, de l'exposition de tenues locales sur KAAFALA)'', ''K-show (des soirées récréatives sur KAAFALA et du bal des festivaliers)'', "K-ciné (du cinéma sur KAAFALA)'' et "K-arts plastiques. A chaque édition, deux à trois disciplines sont retenues pour être prioritaires, selon l'orientation et la couleur que le comité en place veut donner à l'édition. Pour l'édition 2017, ça va être K-théâtre et K-danses ; K-expo, K-tourisme et K-show étant transversales : à toutes les éditions. Les autres disciplines restent d'office secondaires pour l'édition.

Dites-nous si le thème de la 3ème édition est déjà connu, ainsi que les dates de sa tenue.

D'abord les dates. Alors que nous étions à la cérémonie de clôture le 30 décembre 2016, nous avons annoncé que la prochaine édition se déroulera du 26 au 30 décembre 2017. Plaise au ciel, ces dates ne changeront pas. Pour ce qui est de la thématique, il faut dire que pendant bien longtemps, KAAFALA s'organisera autour des thématiques qui touchent au développement inclusif et durable, à l'environnement et au genre, comme par exemple: ''Territorialisation du développement''; ''Tourisme, artisanat, arts, culture et environnement''; ''Économie de la culture dans le développement local''; ''Décentralisation de l'action culturelle'', etc. Mais, de façon spécifique, le thème qui sera affiché à l'édition prochaine sera: ''Tourisme, art et environnement'', sous entendu ''pour le développement''.

Avez-vous un appel à lancer à l'endroit des autorités de ce pays?

Non! Pas vraiment! Vous savez, nos autorités ne sont pas ignorantes. Elles savent très bien ce qu'il y a de mieux pour ce pays. Elles nous voient faire. Elles savent bien que ce que nous faisons contribue au développement. Je crois qu'il ne sert à rien de faire semblant, comme si on cherchait l'argent de poche. Alors, je me dis que ceux qui savent investir pour leur communauté, pour leur pays, soutiendront cet événement et bien d'autres événements, sans se faire prier. Et il y en a, heureusement. C'est aussi ça de la politique. Je m'en voudrais de finir sans remercier ceux là qui, grâce à leur soutien, ont permis à des centaines de jeunes, depuis 2015, de lâcher la bride à leurs passions et talents. La liste est bien longue et circule sur les réseaux sociaux. Si vous permettez, je dirai, pour finir, merci par anticipation à ceux là qui permettront, d'une manière ou d'une autre, la meilleure tenue des éditions prochaines de ce creuset qui se veut être, pour nous, une sorte de cassolette où brûle l'encens de l'espoir en l'avenir meilleur de notre continent.


Je vous remercie !



Marc GANGBE



 

 

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